JOURNEE DU 2002/10/24
Pourquoi le pronostic des malades d'Onco-Hématologie admis en Réanimation a t-il changé
par le Docteur Elie Azoulay, Hopital St Louis Paris
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L'admission en Réanimation des patients d'Onco-Hématologie (POH) est le
plus souvent justifiée par la néoplasie elle-même, les effets
secondaires des traitements cytotoxiques, chimio- et/ou radiothérapie,
et les complications infectieuses, fréquentes chez des malades souvent
immunodéprimés du fait d'une hémopathie ou du traitement
immunosuppresseur.
Hématologistes, oncologistes et réanimateurs
ont longtemps perçu les POH comme de mauvais candidats pour la
Réanimation, du fait d'un pronostic à court terme considéré comme très
défavorable. Néanmoins, les études pronostiques rapportant des taux de
mortalité élevés pêchaient par plusieurs écueils méthodologiques et
concluaient trop hâtivement à la futilité de la réanimation, alors
qu'en dehors du patient allogreffé en défaillance multiviscérale, aucun
groupe de patient n'avait une mortalité de 100%.
Cependant, sur la
base de ces résultats, plusieurs éditoriaux et sociétés savantes ne
recommandaient pas de traitements intensifs soutenus, voire d'admission
en réanimation, pour des patients ayant une maladie maligne non résolue
ou une greffe de moelle.
Malgré cela, depuis les années 1995, des études ont montré une
amélioration du pronostic des patients d'oncohématologie admis en
réanimation. Ces études ont aussi identifié plusieurs facteurs
expliquant cette amélioration du pronostic et ont proposé un regard
nouveau sur la prise en charge de ces patients et sur la modélisation
de leur pronostic.
Nous rapportons dans ce diaporama une analyse critique de la
littérature sur le pronostic des patients d'oncohématologie admis en
réanimation, afin d'éclairer le lecteur sur les trois éléments suivants
1) tous les patients d'oncohématologie admis en réanimation n'ont pas le même pronostic,
2)
de nouvelles modalités de prises en charge en oncohématologie et en
réanimation ont permis d'améliorer le pronostic de ces patients,
3) aucune donnée disponible avant l'admission en réanimation ne permet
de discriminer les patients pouvant bénéficier d'un traitement intensif
des autres patients.
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